Île de Paques: Matato'a "te pito o te fenua"
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J’ai rajouté quelques photos prises sur la vague de teahupoo le dimanche 02/20/2005 (album
polynésie-teahupoo), déjà surnommé le Teahupoo "bloody sunday", avec certainement l'un des plus gros tubes jamais ridés sur cette vague, oeuvre de
Manoa Drollet.
petite sélection :
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vidéos à demander par mail :
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Finallement, j'aime beaucoup "la leçon de surf", je la trouve un peu décalée par rapport au gros tubes bien rugueux, c'est émouvant ce
face à face.
Petite explication, car c'était trop beau, il faut que je partage.
Ca faisait trois semaines que je bossais 7j/7 et 16h /24 et depuis 5 jours, ils prévoient un gros
swell du sud suite à une tempête australe (voir la
page Windguru du jour). Un peut comme le coup du 9/11 dernier dont je vous avais déjà parlé. Pour moi
ici c'est direct... Dernière occasion de voir de voir un gros Teahupoo avant mon départ... Même du bord ça doit donner (voir les autres
photos d'il y a longtemps). J'ai beaucoup de boulot pour mardi, mais ce coup ci c'est genre la session terrible où tous
les pros vont venir faire des photos, en intimité, hors compèt. Je pars samedi pour prendre un bus direction la presqu'île. Le dernier a quitté Papeete à 13h30. Il est 15h...
Grosse hésitation, la nuit tombe dans trois heures, je ne sais pas où dormir sur place, et faire du stop avec ma tête rasée c'est un coup à faire du sur-place car ici tout le monde croit que je
suis militaire... Comme dit le tahitien à côté de moi « Aïa, sept districts après Papara, t’es pas arrivé !! ». Je me dis que si j'ai beaucoup de chance, je peux y arriver, sinon
je dors en Brousse sur la route, j'ai mon lycra et un Kway anti caillage de nuit et si jamais il pleut (en fait le problème ici hormis les possibles mauvaises rencontres, c’est surtout les chiens
errants qui règnent la nuit aux abords des zones habitées. Donc il faut s’en éloigner et si possible disposer d’un perchoir au cas où).
Finalement une voiture me prend, c’est un popa’a (un blanc, comme moi) récemment arrivé et qui fait le tour de l’île
pour tester sa voiture… Première chance, 40 km d’une traite. Puis un pik up me case entre deux cartons de poulets surgelés pour la fête du soir… Ca caille mais je suis trop heureux, 20 km de
mieux sur la presqu'île, il me reste 10km à faire 1h avant la nuit... Personne ne me prend, c'est décourageant. A force, un kangoo s'arrête, bon tahitien au volant et surfeur danois passager. Ils
vont voir le spot au bout de la route, super. On discute, ils ne croient pas que je suis venu en Stop de Papeete... On regarde le spot, du bord donc de loin, là j'apprends que le team Oxbow de
Tow in (surf tracté avec straps) vient d'arriver et qu'ils sont à l'entraînement pour demain (dimanche) matin quand le coup de houle va débouler... Mais je n'ai pas de jumelles et je me rends
compte que du bord je ne verrai rien.
Je demande où est le quai, car je ferais bien un peu de bateau stop demain pour m'approcher... Tranquillement il
m'invite à venir avec eux, il a une platte avec trente chevaux pour aller voir un peu sur place si L. Hamilton et ses potes ne sont pas trop rouillés!!! TROP DE CHANCE je vous dit, j’étais fou!!!
Gran sourire jusqu’aux oreilles et trop de mal à réaliser. Une heure avant je me décidais dans la souffrance à me caler sur un bord de route sans même l’espoir d’arriver un jour. Et là je venais
de décrocher un ticket pour ce qui sera e fait la plus grosse session Teahupoo 2005 (voir article Tahiti presse plus bas). Il a aussi une vieille et grande maison à demi en ruine dans laquelle il
laisse squatter trois surfeurs dont le danois, j'ai trouvé un gîte... J'étais fou!! Incroyable. Arrivé sur place, invité à manger le ma’a en famille, donc super soirée avec tout le monde.
Lendemain magique, je me retrouve en route pour la plus belle vague du monde, avec les meilleurs du moment (Malik joyeux, Raimana, Veteha David, Moana Drollet, d’autres dont je n’ai jamais
entendu parler et... le king himself, Laird Hamilton!!!!). Et en plus un jour de gros swell qui va envoyer des murs de 7m... La folie je vous dit! Et voilà ça c'était dimanche matin, je ne décris
pas tout une fois qu'on y est, il n'y a pas de mots.
Juste le spot assez impressionnant, puisque les bateaux se laissent dériver dans une « faille » de récif sur
laquelle la déferlante se décale de 150m. Donc les quelques bateaux, les jets et les nageurs se glissent dans cette faille entre deux monstres de vagues de chaque côté, et dans ton dos, ça
déferle... pas le droit de caller!!! Ensuite, voir les surfeurs c'est fou, ça va à une vitesse!! Et la vague de Teahupoo est vraiment très impressionnante, magique, il n’y a pas de mots, surtout
quand ça déferle à trente mètres devant toi. C’est impossible de décrire la puissance de la nature que tu ressens à ce moment là. Une fois dans ma vie je serais passé derrière le papier
glacé de mes magazines de gosse pour voir comment se bâtissent les légendes... Je confirme, entre autre avec une bonne dose d'adrénaline!!! Merci de partager ça avec moi, c’était une chance
extraordinaire, car pour voir ça normalement, il faut ou bien connaître les gens du team ou bien être vraiment pote avec un local qui a un bateau, on devait être une cinquantaine de privilégiés,
en comptant tous les membres des teams.
Je ne remercierai jamais assez Yvon et sa femme pour leur générosité, leur curiosité, et enfin pour sa spontanéité qui
m’a amené sur le bateau. Merci aussi au chauffeur de bus qui est passé en avance !!!
Voir aussi:
REVUE DE PRESSE sur cette journée, le best of tous sites du bloody sunday Teahupoo
Le best of picts Teahupoo, mes photos préférées.
TOUS LES ARTICLES TEAHUPOO
ARTICLE DE TAHITI PRESSE SUR LA SESSION DU 02/10/05
(les photos sont dans l'aboum)
Laird Hamilton et les seigneurs de la glisse ont surfé des vagues de 7 m à Teahupoo
(Tahitipresse) - La forte houle de sud sud-ouest qui a traversé les archipels de la Polynésie française ce dimanche, a soulevé des vagues de 5 à 7 m à Teahupoo (presqu'île
de Tahiti) aussitôt surfées par les "Big wave rider" parmi lesquels Laird Hamilton, Garrett Mac Namara, Strider Wasilewski, et pour les polynésiens, Malik Joyeux, Vetea David, Arsène Harehoe,
Raimana Van Bastoler, et Manoa Drollet.
"Les monstres liquides sont au rendez-vous !" s'écrie le photographe Jalil Sekkaki qui, comme plusieurs autres spécialistes d'images de glisse, était dimanche dès l'aube sur le site de
Teahupoo.
A 7h15 à partir du bateau de Ikaika Kalama, vainqueur avec son coéquipier Garrett Mac Namara, du Big wave riding 2003, il assistait au festival des plus puissantes vagues de la saison.
"La houle s’est amplifiée durant la matinée avec des séries monstrueuses" affirme le photographe à Tahitipresse.
Sur place, les jets ski se relayent à des rythmes endiablés. Chaque surfeur veut être présent et s’engouffrer dans la vague tubulaire de Teahupoo.
"Les places étaient chères. On sentait parfois des tensions entre surfeurs. Tous voulaient figurer sur les meilleurs clichés de la journée" poursuit le reporter.
L'élite du surf mondial de big wave était là, Laird Hamilton, Garrett Mac Namara, Strider Wasilewski, Malik Joyeux, Vetea David, Arsen Harehoe, Raimana Van Bastoler, et Manoa Drollet.
Un incident a été déploré. Raimana Van Bastoler a chuté et s'est blessé à la cheville. Le surfeur a dû recevoir une dizaine de points de suture.
Aux dires de ceux qui ont suivi cette journée de glisse exceptionnelle, les plus grosses vagues surfées de la journée sont certainement celles prises par Malik Joyeux, Manoa Drollet et Raimana
Van Bastoeler.
CD
Cela dit